Si je l'avais aidé.
Je voyais une fille qui deprimait. Chaque jour, pendant quatre mois, je la croisais assise dans les escaliers, en sortant de chez moi, elle devait avoir 17 ans. Je la voyais la tête tournée vers un autre monde, un monde où tout est gris, un monde sombre et depriment, un de celui qu'on tombe parfois, après un gros probleme, on aime pas y rester, mais quoi qu'on fasse, chaque tentative pour en sortir, se solve par un echec, et on perd espoir d'essayer, alors on y reste, face à soi même, face à un mur. Moi aussi, je connais bien ce monde depuis cette époque.
J'habite en HLM, dans un triste quartier de paris. Mon appartement est au troisieme étage et je dois descendre les escaliers tous les matins pour aller à la FAC, c'est ma derniere année. Le soir on entend à travers les murs de ma petite chambre, des fois des cris, souvent des pleures, des fois un couple qui fait l'amour, des fois une dispute, parfois des rires, des fois des coups dans le mur, souvent de la musique. La fille qui était dans les escaliers sortait de chez elle le matin très tôt, avant moi, car je ne savais pas vraiment où elle habitait, peut-être à coté de chez moi, peut-être vivait-elle dans uns de ces murs où il y avait les cris, ou celui avec les disputes. Elle sortait et venait s'assoir là, dans les escaliers, devant mon palier, trois marches plus bas.
Je voyais cette fille en descendant de chez moi et je me sentais mal quand il fallait que je passe devant elle, sans lui demander ce qu'elle avait. Sans même lui demander si elle avait besoin de quelque chose, si je pouvais l'aider de quelque maniere que ce soit. Je passais et partais pour finir ma journée, sans même lui dire bonjour... et cela me brisait le coeur chaque matin. Dans l'escalier, en descendant, parfois je pouvais en levant les yeux croiser son regard, je me sentais alors immergé dans son monde, et sentait mon coeur chavirer l'espace d'un instant dans une tristesse sans fin qui me transportait si loin que... Puis je me refermais et je continuais mon chemin. Elle était vraiment mal cette fille que je ne sais même pas comment j'ai pu passer tant de fois à coté d'elle sans jamais lui adresser un mot.
Si bête j'ai été, je regrete tellement. Un matin comme les autres, je m'appraitais à descendre une nouvelle fois ces escaliers, elle était là comme à son habitude, assise, l'air triste. Je passais à coté d'elle quand elle me lança d'une douce et melancholique voix " Tu passes à coté de moi tous les jours, tu ne m'as jamais demandé ce que je faisais ici... Tu lêves les yeux sur moi parfois et tu continues ton chemin comme si de rien était, je reste là moi, à regarder ce mur en face et personne ne s'interesse à moi, je pleure le soir, me lêve le matin et m'assoie sur ces marches, et personne ne m'a jamais demandé ce que je faisais là." perplexe, je n'ai pas quoi sus répondre sur l'instant, puis ces quelques mots faiblements enoncés ce sont échappés de ma bouche "je suis désolé mais..." puis troublé par ses yeux verts amandes, marqués par les cernes et d'anciennes larmes coulés, je me suis retiré et j'ai continué mon chemin.
Pourquoi n'ai je pas osé ? Le soir en rentrant, au moment de me coucher, alors que je repensais au matin même, à ce qu'elle m'avait dis, j'ai entendu le mur qui pleure. Cette nuit elle pleurait. Je me suis senti si mal que je ne pouvais pas en dormir, ça me tordait le ventre, impossible de penser à autre chose qu'à ses yeux, ses mains qui semblaient si fragilent, et maintenant entendre pleurer, je n'en pouvais plus. Je me suis levé et j'ai cherché d'où vennaient ces sanglots. Là, c'était à deux pas de chez moi, j'étais devant la porte et bizzarement je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas osé frapper, quelque chose m'a bloqué, je ne pouvais pas et puis à quoi bon, ça ne me regarde pas. J'ai finalement fais demi tour et je suis rentré chez moi. Je me suis emmitouflé dans mes draps et je me suis endormi en sueur.
En me levant le matin je me voyais déjà passer devant elle, honteux et sale, comme si je faisais la pire chose que l'on pouvait imaginer, ne pas venir en aide à une personne en danger, jouer à l'enculé de service. Non ce matin je ne pouvais pas, il fallait que je fasse quelque chose pour elle, ce matin j'ai décidé de lui parler, je n'irai pas en cour s'il le faut, et je ferai tout pour savoir ce qu'elle fait finalement ici. Je sors alors de chez moi, elle était là, toujours, ses cheveux descendait dans son cou, elle était dans une tenue sale, sa tête posée sur les bareaux, elle semblait plongée dans un triste songe, elle n'était pas dans un bel état. Je m'assois alors à coté d'elle, sans vraiment la regarder, plutôt en fixant le sol, et le mur en face vers qui était tourné son visage. Elle ne me parle pas, je tourne la tête pour appercevoir son visage, ses cheveux me cachent la vue. Alors je m'excuse de du comportement que j'ai eu pendant tout ce temps, je m'excuse ne pas lui avoir parlé, que j'avais très mal agis tout ce temps, je trouve des excuses bidons comme quoi j'étais debordé par le travail et tout un tas de problemes, et que je n'avais plus la tête vraiment sur les épaules. Après ça si elle ne me deteste pas.
Elle ne me repond pas, je tourne alors la tête et essaye de voir ses yeux, en poussant du bout des doigts les cheveux qui cachaient la moitié de son visage. Les yeux revulsés, la bouche ouverte, elle s'etait suicidé. Cette vision... La police mettra en état d'arrestation un reseau de pédophile, son père qui la violait, sa mère qui gerait un traffic de videos. En état de choque, je vais depuis cette époque chez un psychologue qui ne m'aide pas plus que ça. Je dois prendre tout un tas de medicaments, mais à chaque fois que je repasse devant ces escaliers, comme une envie de vomir , de me trancher la gorge me passe dans la tête. Vous comprendrez donc ce que je m'apprete à faire aujourd'hui, je ne merite pas de pouvoir continuer à marcher en ce monde. Si je l'avais aidé rien n'aurrait été comme ça, je suis coupable, responsable du suicide d'une jeune fille. Je suis dans son monde, je vois tout en gris et rien ne me donne envie de poursuivre mon existance. Je vous laisse ce donc ces quelques mots pour que personne ne me pardonne jamais. Adieu.
[Quelques taches de sang sont en bas de la lettre, l'homme s'est tiré une balle dans la tête, assis au même endroit que la fille]
J'habite en HLM, dans un triste quartier de paris. Mon appartement est au troisieme étage et je dois descendre les escaliers tous les matins pour aller à la FAC, c'est ma derniere année. Le soir on entend à travers les murs de ma petite chambre, des fois des cris, souvent des pleures, des fois un couple qui fait l'amour, des fois une dispute, parfois des rires, des fois des coups dans le mur, souvent de la musique. La fille qui était dans les escaliers sortait de chez elle le matin très tôt, avant moi, car je ne savais pas vraiment où elle habitait, peut-être à coté de chez moi, peut-être vivait-elle dans uns de ces murs où il y avait les cris, ou celui avec les disputes. Elle sortait et venait s'assoir là, dans les escaliers, devant mon palier, trois marches plus bas.
Je voyais cette fille en descendant de chez moi et je me sentais mal quand il fallait que je passe devant elle, sans lui demander ce qu'elle avait. Sans même lui demander si elle avait besoin de quelque chose, si je pouvais l'aider de quelque maniere que ce soit. Je passais et partais pour finir ma journée, sans même lui dire bonjour... et cela me brisait le coeur chaque matin. Dans l'escalier, en descendant, parfois je pouvais en levant les yeux croiser son regard, je me sentais alors immergé dans son monde, et sentait mon coeur chavirer l'espace d'un instant dans une tristesse sans fin qui me transportait si loin que... Puis je me refermais et je continuais mon chemin. Elle était vraiment mal cette fille que je ne sais même pas comment j'ai pu passer tant de fois à coté d'elle sans jamais lui adresser un mot.
Si bête j'ai été, je regrete tellement. Un matin comme les autres, je m'appraitais à descendre une nouvelle fois ces escaliers, elle était là comme à son habitude, assise, l'air triste. Je passais à coté d'elle quand elle me lança d'une douce et melancholique voix " Tu passes à coté de moi tous les jours, tu ne m'as jamais demandé ce que je faisais ici... Tu lêves les yeux sur moi parfois et tu continues ton chemin comme si de rien était, je reste là moi, à regarder ce mur en face et personne ne s'interesse à moi, je pleure le soir, me lêve le matin et m'assoie sur ces marches, et personne ne m'a jamais demandé ce que je faisais là." perplexe, je n'ai pas quoi sus répondre sur l'instant, puis ces quelques mots faiblements enoncés ce sont échappés de ma bouche "je suis désolé mais..." puis troublé par ses yeux verts amandes, marqués par les cernes et d'anciennes larmes coulés, je me suis retiré et j'ai continué mon chemin.
Pourquoi n'ai je pas osé ? Le soir en rentrant, au moment de me coucher, alors que je repensais au matin même, à ce qu'elle m'avait dis, j'ai entendu le mur qui pleure. Cette nuit elle pleurait. Je me suis senti si mal que je ne pouvais pas en dormir, ça me tordait le ventre, impossible de penser à autre chose qu'à ses yeux, ses mains qui semblaient si fragilent, et maintenant entendre pleurer, je n'en pouvais plus. Je me suis levé et j'ai cherché d'où vennaient ces sanglots. Là, c'était à deux pas de chez moi, j'étais devant la porte et bizzarement je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas osé frapper, quelque chose m'a bloqué, je ne pouvais pas et puis à quoi bon, ça ne me regarde pas. J'ai finalement fais demi tour et je suis rentré chez moi. Je me suis emmitouflé dans mes draps et je me suis endormi en sueur.
En me levant le matin je me voyais déjà passer devant elle, honteux et sale, comme si je faisais la pire chose que l'on pouvait imaginer, ne pas venir en aide à une personne en danger, jouer à l'enculé de service. Non ce matin je ne pouvais pas, il fallait que je fasse quelque chose pour elle, ce matin j'ai décidé de lui parler, je n'irai pas en cour s'il le faut, et je ferai tout pour savoir ce qu'elle fait finalement ici. Je sors alors de chez moi, elle était là, toujours, ses cheveux descendait dans son cou, elle était dans une tenue sale, sa tête posée sur les bareaux, elle semblait plongée dans un triste songe, elle n'était pas dans un bel état. Je m'assois alors à coté d'elle, sans vraiment la regarder, plutôt en fixant le sol, et le mur en face vers qui était tourné son visage. Elle ne me parle pas, je tourne la tête pour appercevoir son visage, ses cheveux me cachent la vue. Alors je m'excuse de du comportement que j'ai eu pendant tout ce temps, je m'excuse ne pas lui avoir parlé, que j'avais très mal agis tout ce temps, je trouve des excuses bidons comme quoi j'étais debordé par le travail et tout un tas de problemes, et que je n'avais plus la tête vraiment sur les épaules. Après ça si elle ne me deteste pas.
Elle ne me repond pas, je tourne alors la tête et essaye de voir ses yeux, en poussant du bout des doigts les cheveux qui cachaient la moitié de son visage. Les yeux revulsés, la bouche ouverte, elle s'etait suicidé. Cette vision... La police mettra en état d'arrestation un reseau de pédophile, son père qui la violait, sa mère qui gerait un traffic de videos. En état de choque, je vais depuis cette époque chez un psychologue qui ne m'aide pas plus que ça. Je dois prendre tout un tas de medicaments, mais à chaque fois que je repasse devant ces escaliers, comme une envie de vomir , de me trancher la gorge me passe dans la tête. Vous comprendrez donc ce que je m'apprete à faire aujourd'hui, je ne merite pas de pouvoir continuer à marcher en ce monde. Si je l'avais aidé rien n'aurrait été comme ça, je suis coupable, responsable du suicide d'une jeune fille. Je suis dans son monde, je vois tout en gris et rien ne me donne envie de poursuivre mon existance. Je vous laisse ce donc ces quelques mots pour que personne ne me pardonne jamais. Adieu.
[Quelques taches de sang sont en bas de la lettre, l'homme s'est tiré une balle dans la tête, assis au même endroit que la fille]

4 Comments:
Je ne comprend pas pourquoi il n'y a pas de commentaire ... C'est pourtant un blog bien ecris. Lui.
Faut faire de la pub ! ;)
C'est pas bête ça ^^
Oh la la c'est hardcore !
J'aime beaucoup le début et le milieu. Après c'est un peu trop je trouve.
l'histoie et trop triste....
mais ton blog il et tré bien fait continue comme ca..
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