vendredi, septembre 16, 2005

Du plomb dans la tête.

Hey mais les choses avancent finalement pour notre bon Mr G., un drôle de zouave ce gars là, vous allez voir, c'est une belle chose qui lui ai passé par la tête aujourd'hui. Alors que je vous raconte, vous allez voir c'est d'un panache ! A en tomber de son fauteuil.

Lundi dernier, alors qu'il n'avait rien à faire, il se mit dans l'idée d'aller faire un tour en ville histoire de se degroudir les jambes, rien de plus banale. Il ferma la porte de sa baraque, puisqu'il vivait seul chez lui depuis qu'il avait quitté sa femme, et fila droit dans la rue où la jolie lumière du soleil l'y attendait. Il avancait de rue en rue, passant par hasard par le boulevard des beaux marchands, vous savez celui où tout un tas de prostituées attendent le client. D'ailleurs ce jour là, il y en avait pas mal de ces jolies dames de joie, sans doute une dure periode pour elles. Ce que Mr G. trouvait dommage, c'est qu'elles n'avaient plus vraiment la fraîcheur des premiers jours, alors il n'avait pas vraiment envie de s'arrêter pour un petit plaisir même si celà faisait longtemps qu'il ne s'était pas essayé avec elles. Mais ce n'était pas ce triste spectacle de vieilles dames en jupes courtes, qui allait rendre triste notre bon Mr G, loin de là, Il avait autre chose en tête, quelque chose de bien plus interessant à essayer. A 65 ans notre bon gars, n'avait plus vraiment toute la fougue de sa jeunesse, mais se refusait pourtant de se voir vieux. C'est vrai qu'il en avait encore de la force, toujours prêt à se prendre des coups et à donner, mais surtout à s'en prendre, dès qu'une occasion se présentait à lui.

Et ce n'est pas plus tard que, arrivé près d'un bar ouvert à cette belle heure de l'après midi, que notre G decida de se bourer un coup, histoire de se changer des habituelles soirées d'alcoolo. Il voulait voir ce que ça donnait en pleine journée. Il entra, s'assit au comptoir et commanda un scotch. Comme il faisait encore jour, seul des gens respectables étaient entré boire un verre. Aucun clodos, aucun poivraux et même aucune putain n'était encore là. Il y avait par contre, un couple de jeunes ados, ne voulant que continuer à vivre leur vie sans problème, des vieux retraités en vacances assis dans le coin, et deux ou trois vieux habitués avec chacun une bierre sur la table et un journal dans les mains, lisant la page des sports, fumant un cigar. Un bar le jour et un bar la nuit, c'est le jour et la nuit. Le probleme justement à cette heure ci, c'est qu'il n'y avait personne pour vous payer un verre, car personne d'assez ivre. G s'en rendait bien compte mais ça ne le dérangeait pas car il avait encore assez pour se payer une bonne rasade. C'est après une dizaine de verre que notre vieux G. commençait à gueuler assez fort pour que tout le monde l'entende clairement : " JE suis VRAIMENT entouré D'UNE BANDE d'enCULés SANS COUILLE ça me FOU LA GERBE de vous voir d'aussi prêt BANDE DE CASTRéS !". Ce qui lui vallut d'être ejecté illico presto hors du vieux bar. En voilà un bar à branlette, pensait-il.

Titubant sur les trotoires, par un magnifique ciel bleu, il rencontra Madeleine, une vieille prostituée bien conservée à la retraite, mais uni jambiste depuis un accident de la route avec un client bouré, qui, pour la petite histoire, voulait qu'elle lui taille une pipe pendant qu'il conduisait. G l'avait connu il y a des années déjà, même avant sa première femme. Il ne fallut pas bien pour longtemps avant que ce vieux couple d'un soir, se remit à baiser dans une petite rue à deux pas d'ici, comme avant. Ah que le bon temps lui manquait, pensait-il en s'essuyant le sexe sur la robe fripée de vieille femme encore assomée d'un coup de poing. Il referma sa braguette en alla se degourdir les jambes dans un parc. Il y croisa par ailleurs José , d'un an son cadet. Ils firent un bout de chemin ensemble quand José dû mysterieusement s'éclipser après avoir croisé deux jeunes enfants qui étaient en train de pêcher, seuls. Notre bon G continua donc sa route lui aussi seul, sans comprendre que pouvait bien faire goûter, José, à ses deux jeunes gamins.
Quand le ciel devenait un peu trop sombre, il décida de finir la journée sur un banc, car sa tête le faisait souffrir et donc impossible de continuer. Au petit matin, quand la fraicheur de l'aubre le reveilla, il reprit le chemin pour rentrer chez lui.

Le soleil n'était pas encore vraiment levé et seul les premieres lueures de la journée vennaient éclairer la route. Ce bon vieux G dans sa bonne humeur matinal qui le caractérisait si bien, vomi au milieu de la route. A moitié sur ses vêtements, à moitié sur une Porche cabriolet qui doit encore en avoir quelques traces. En relevant la tête il vit un homme, qui devait surement aller à son bureau avec cette voiture, le devisager. G. se dirigea alors vers lui pour s'excuser, mais il tribucha et s'effondra contre le costume trois pieces tout neuf du jeune cadre en informatique. Bien sûr, le vomi n'avait lui-même, pas oublié de s'étaler, comme le beurre sur une biscotte, sur la blanche chemise repassée du jeune homme.
Après avoir subit la petite humeur matinal du cadre, G. reprit encore une fois son chemin pour rentrer chez lui et assista alors à la sortie des bars. Ces mots resonnent comme un poème de Bukowski, une ôde à la jouvance. Une masse d'ivrognes, incapable d'aligner un pas devant l'autre pour rentrer chez eux, qui se vidaient dans le canivo, quoi de mieux pour se sentir finalement en pleine forme même quand l'on était pas très loin d'être comme eux ? G. continua sa route.

G n'était plus qu'a quelques metres de chez lui, il avait déjà la mains dans sa poche afin de retrouver ses clés, quand il apperçu au loin une femme qu'il avait du mal à reconnaitre. Ce ne semblait pas être le cas pour cette femme car elle se precipitait vers lui en criant "Heyy ducon !". G encore dans son éveil matinal la fixa un moment en faisant un effort sur-humain pour tenter de la reconnaître. Quand il se souvînt enfin que c'était son ex femme. Ni une ni deux, il se dit que les emmerdes allaient encore recommencer, qu'il ne pouvait pas être tranquille plus d'un mois sans avoir à la supporter gueuler sans cesse. Il se demandait aussi ce qu'elle pouvait bien avoir à lui vouloir de si bonne heure car il avait pourtant bien payé ce qu'il devait... non ? " Connard et mon argent de ce mois-ci, il arrive quand !? " Non il avait bien oublié de payer. Elle gueula encore comme ça pendant bonne dix minutes, le suivant pendant qu'il rentrait chez lui, ouvrait le frigo et sortit une bière, et elle continuait " Mais tu vas continuer longtemps comme ça, t'en as vraiment rien à foutre de moi !?". C'est alors que G toujours aussi calme lacha "...Ouais. " et prit une grose gorgé de bierre. Elle devint encore plus hystérique que jamais, mais G. restait toujours aussi calme. Il en avait rien à fourtre, juste un peu mal à la tête.

Elle commençait à devenir un peu dangereuse et elle le menaçait avec un couteau de cuisine, " Si tu poses ça Martine, dit G, je vais te baiser, comme ça tu vas peut-être la fermer et dégager de chez moi". D'abord un peu surpise par cette proposition, elle le regarda avec des yeux tout rond, lui qui continuait à boire sa bière. Puis elle lacha le couteau et alla lui baisser son froque. G l'a baisa donc. A leurs ages ils avaient encore toutes leurs ressources pour ce genre de pratique, surtout Martine qui était vraiment en manque depuis sa ménopause il y a quelques années. Pendant l'act elle ne la ferma pas vraiment, et continuait à lacher quelques insultes et à crier très fort, mais après, elle quitta finalement la maison, toute retournée. G remonta son pentalon, et alla se chercher une bouteille de vodka afin d'oublier l'affaire. Il s'installa dans son fauteuil, alluma la télé et s'enfilla la bouteille. Il avait envie de gerber mais se retenait, il avait la flemme de bouger. Ce que je ne vous ai pas encore vraiment raconté, d'ailleurs, c'est que G ne va plus tarder à avoir quelque chose qui va lui passer par la tête qui va lui changer la vie. Il entendit la porte de chez lui s'ouvrire à nouveau. G pensa que c'était encore son ex-femme qui revennait car elle voulait encore se faire baiser, ou peut-être que c'était juste pour réclamer son frique. En tout cas G. ne bougea pas de son fauteuil mais baissa quand même le sons de la télé.

Il entendit derriere lui un clic, et puis plus rien. Son ex-femme en larme vennait de le descendre, une balle derriere la tête. Le corps de notre bon vieux G. pencha lentement en avant, avant de s'etendre au sol. Ne vous avais-je pas dis qu'une belle chose lui était passé par la tête aujourd'hui ? A en tomber de son fauteuil.
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